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Dina Vierny, mod&egrave;le de Maillol, Matisse, Bonnard photographi&eacute;e par Pierre Jamet aux alentours de 1936. Pierre Jamet / Collection Corinne Jamet-Vierny<br />Dina Aibinder (son nom de jeune fille) est arriv&eacute;e en France en 1925 &agrave; l'&acirc;ge de 6 ans. Elle fut la muse d'Aristide Maillol, les dix derni&egrave;res ann&eacute;es de la vie du sculpteur. Jeune femme libre au caract&egrave;re fort, elle constitua au fil des ann&eacute;es une magnifique collection d'&oelig;uvres d'art et cr&eacute;a sa propre fondation, le mus&eacute;e Maillol / fondation Dina Vierny, rue de Verneuil. Elle participa en 1938 au &laquo;&thinsp;Groupe 18 ans&thinsp;&raquo;, ensemble musical et chor&eacute;graphique, cr&eacute;&eacute; par Pierre Jamet, qui en fit un de ses mod&egrave;les photographiques favoris. Il a su jouer dans cette photo des courbes qui avaient tant inspir&eacute; Maillol et des droites rigoureuses de l'eau qui se fracasse sur la peau et en souligne les contours.
Dita von Teese dans un spectacle donn&eacute; au MGM Grand de Las Vegas. (2007)<br />Ethan Miller / Getty Images for MGM<br />Gr&acirc;ce &agrave; la plus c&eacute;l&egrave;bre effeuilleuse burlesque actuelle, il n'est plus n&eacute;cessaire, semble-t-il, de choisir entre le bain et la douche. La vogue du burlesque, cet art de l'effeuillage qui renverse les canons traditionnels du strip-tease, doit beaucoup &agrave; Dita von Teese (de son vrai nom Heather Ren&eacute;e Sweet). Pleine de classe et d'humour, gouailleuse et pin-up, elle r&eacute;veille les stars du Hollywood des ann&eacute;es quarante.
M&egrave;re et enfant dans un <em>onsen</em>, bain public traditionnel au Japon. (2000)<br />Fran&ccedil;oise Huguier / agence VU&rsquo;<br />Les <em>onsen </em>japonais n'ont pas d'&eacute;quivalent en France. Ces bains publics qui utilisent une eau fortement min&eacute;ralis&eacute;e d'origine volcanique se sont r&eacute;pandus partout dans l'archipel. On y vient en famille ou entre amis se d&eacute;lasser dans le calme non sans s&rsquo;&ecirc;tre auparavant m&eacute;ticuleusement nettoy&eacute;. Les onsen sont des lieux de confidences, de resserrement des liens. Une eau de d&eacute;tente, de m&eacute;ditation et de rires.
La photo de mode vue par Martin Parr. (Nice &ndash; 2005)<br />Martin Parr / Magnum Photos<br />Martin Parr qui a photographi&eacute; r&eacute;cemment le quartier de la Goutte d&rsquo;or &agrave; Paris jouait en 2005 avec le look ni&ccedil;ois. Retrait&eacute; et playboy approximatif se retrouvent sous la douche. Le concept habill&eacute;-mouill&eacute; est toujours aussi irr&eacute;sistible. La douche est forc&eacute;ment associ&eacute;e &agrave; la nudit&eacute; (bien qu&rsquo;on se baignait fr&eacute;quemment habill&eacute; au XVIIIe si&egrave;cle).
G&eacute;rard Depardieu et Patrick Dewaere dans Les Valseuses de Bertrand Blier. (France &minus; 1974)<br />Jean-Claude (G&eacute;rard Depardieu) lave les pieds, puis les cheveux de Pierrot (Patrick Dewaere). Les Valseuses fit scandale &agrave; sa sortie, en 1974. Bertrand Blier y rebattait toutes les cartes de son &eacute;poque&thinsp;: le rapport homme/femme, homme/homme, la diff&eacute;rence d&rsquo;&acirc;ge, la propri&eacute;t&eacute;&hellip; Quelques ann&eacute;es apr&egrave;s Mai 68, il convoquait m&ecirc;me une c&eacute;l&egrave;bre sc&egrave;ne de l&rsquo;&eacute;vangile, celle au cours de laquelle J&eacute;sus lave les pieds de ses disciples. Le bain devient l&agrave; le symbole de l&rsquo;&eacute;galit&eacute; et de l&rsquo;humilit&eacute;.
La fin d'une histoire<br /> Michel Piccoli et Brigitte Bardot au cours du tournage d'une sc&egrave;ne du <i>M&eacute;pris</i> de Jean-Luc Godard.<br /> (France &minus; 1963)<br /> Ghislain Dussart / Rapho<br /> Bardot dans son bain ? Le public des ann&eacute;es 60 ne pouvait qu'&ecirc;tre conquis par cette id&eacute;e. On voit Brigitte Bardot nue dans <i>Le M&eacute;pris</i>, mais&hellip; pas dans son bain. Dans la baignoire, Jean-Luc Godard la cadre tr&egrave;s serr&eacute;, lisant un livre, tandis que Piccoli, torse nu au d&eacute;but de la sc&egrave;ne, se plaint qu'elle veuille faire chambre &agrave; part : &laquo; Tu bouges trop ! Tu me r&eacute;veilles tout le temps !... Je veux dormir seule &agrave; partir de maintenant. &raquo; Dans cette photo de plateau prise par la photographe Ghislain Dussart, les jambes de l'actrice apparaissent, ce qu'a pr&eacute;cis&eacute;ment &eacute;vit&eacute; le cin&eacute;aste dans la s&eacute;quence mont&eacute;e. Sans doute la production d&eacute;sirait-elle que les photos d'exploitation du <i>M&eacute;pris</i> promettent Bardot sous toutes les coutures.<br />
Janet Leigh dans la sc&egrave;ne culte de <em>Psychose </em>d'Alfred Hitchcock. (&Eacute;tats-Unis &ndash; 1960)<br />Depuis Psychose, tout le monde sait qu&rsquo;il faut &eacute;viter de descendre dans un motel tenu par un jeune homme qui conserve sa m&egrave;re momifi&eacute;e dans un fauteuil &agrave; bascule. Cette sc&egrave;ne de la douche est une des plus c&eacute;l&egrave;bres de l&rsquo;histoire du cin&eacute;ma. Elle a exig&eacute; sept jours de tournage avec l&rsquo;imp&eacute;ratif de ne pas trop d&eacute;voiler du corps de l&rsquo;actrice. La censure am&eacute;ricaine ne l&rsquo;aurait pas laiss&eacute; passer. Et autant qu&rsquo;un apog&eacute;e &eacute;rotique, cette s&eacute;quence est un chef d&rsquo;&oelig;uvre graphique (con&ccedil;u par Saul Bass, auteur des plus grands g&eacute;n&eacute;riques d&rsquo;Hitchcock). <br />
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